La réalisation du panneau mural progresse : après la reproduction du
dessin, sa mise en relief et sa découpe (premier article), arrive le moment fatidique du séchage et la cuisson du biscuit (second article). Les teintes de la maquette ont été choisies : il faut
maintenant passer à la mise en couleurs.
Pas question de passer à la mise en couleur de l'oeuvre sans essais préalables. En effet, les résultats varient en fonction des terres
utilisées.
Le problème du mural "Vierge au manteau" était rendu plus complexe par le fait que nous devions mélanger plusieurs engobes pour approcher les couleurs choisies. En fait, il ne fallut pas moins de
75 morceaux d'essais pour obtenir les teintes désirées.
Armés de leurs carrés d'essais, les membres de l'équipe, qui comportait, rappelons-le, plusieurs débutants, se lancèrent à l'assaut du coloriage en échangeant des astuces et des conseils à
l'occasion : "oh, moi, je mettrais bien trois couches de blanc au lieu de deux, tu sais, on travaille sur une terre de couleur"
Voici le résultat de ce travail commun. Notez que les couleurs sont pastellisées, ce qui est normal lorsque l'on travaille aux engobes. Une seconde cuisson des
pièces, recouvertes d'une couverte transparente, développe ensuite les véritables couleurs. Regardez la différence après la seconde cuisson!
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Engobes avant cuisson
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...après cuisson
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Passons sous silence les affres de cette seconde cuisson, réalisée dans trois fours différents.
Tout s'étant finalement bien passé, il ne restait plus qu'à coller les pièces sur le support - opération des plus délicates, réalisée par des "pros" volontaires - et terminer l'oeuvre par des
tasseaux lasurés. Pour la petite histoire, cette dernière opération eut lieu..la veille du vernissage des "Automnales".
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Voici l'histoire d'un panneau mural réalisé en groupe sur le thème
de la "Vierge au Manteau"et présenté aux Automnales de Pontigny, exposition dont nous reparlerons prochainement.
De la maquette à la réalisation finale, cinq mois de travail,
beaucoup d'angoisse, beaucoup de travail physique, beaucoup d'enrichissements.
Le "mural", comme disent les anglo-saxons, toujours concis dans leurs expressions, mesure 1m50 sur 0.90m, pèse une quarantaine de kilos, et comporte plus de
70 pièces. Nous sommes très fiers du bébé.
Différentes phases de réalisation
Elles ont été comparables à celles décrites dans nos articles "quand le raku grimpe aux murs", tout au moins jusqu'à la cuisson de la pièce.
- Préparation de la plaque et lissage
- décalque du motif à la poudre de charbon de bois sur papier troué le long des lignes de la maquette (poncif)
- finition du dessin
Cette première étape terminée, il fallut passer au relief de la pièce :
- visage et couronne
- bord du manteau et motifs
- mains
- moines figurant au bas du manteau
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vue d'ensemble
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détail des reliefs
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Vint ensuite la découpe des pièces le long des lignes tracées. Les pièces,
soigneusement numérotées, furent remises en place pour un séchage d'une quinzaine de jours.
( détail du séchage dans le prochain article)
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