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  • : ce blog se propose de donner quelques conseils à ceux qui souhaitent aborder l'art de la terre, autrement dit la céramique. Lien avec "modelagefacile", donnant des exercices pratiques avec photos et "rakou.lyonne-blog.com", notre calendrier céramique pour l'Yonne.
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Le blog des débutants en céramique

les panneaux muraux

La réalisation du panneau mural progresse : après la reproduction du dessin, sa mise en relief et sa découpe (premier article), arrive le moment fatidique du séchage et la cuisson du biscuit (second article). Les teintes de la maquette ont été choisies : il faut maintenant passer à la mise en couleurs.
Pas question de passer à la mise en couleur de l'oeuvre sans essais préalables. En effet, les résultats varient en fonction des terres utilisées.
Le problème du mural "Vierge au manteau" était rendu plus complexe par le fait que nous devions mélanger plusieurs engobes pour approcher les couleurs choisies. En fait, il ne fallut pas moins de 75 morceaux d'essais pour obtenir les teintes désirées.



Armés de leurs carrés d'essais, les membres de l'équipe, qui comportait, rappelons-le, plusieurs débutants, se lancèrent à l'assaut du coloriage en échangeant des astuces et des conseils à l'occasion : "oh, moi, je mettrais bien trois couches de blanc au lieu de deux, tu sais, on travaille sur une terre de couleur"
Voici le résultat de ce travail commun. Notez que les couleurs sont pastellisées, ce qui est normal lorsque l'on travaille aux engobes. Une seconde cuisson des pièces, recouvertes d'une couverte transparente, développe ensuite les véritables couleurs. Regardez la différence après la seconde cuisson!

   
   Engobes avant cuisson      ...après cuisson  

Passons sous silence les affres de cette seconde cuisson, réalisée dans trois fours différents.

Tout s'étant finalement bien passé, il ne restait plus qu'à coller les pièces sur le support - opération des plus délicates, réalisée par des "pros" volontaires - et terminer l'oeuvre par des tasseaux lasurés. Pour la petite histoire, cette dernière opération eut lieu..la veille du vernissage des "Automnales".



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Dans notre précédent article nous avons vu la préparation de la plaque. Voici la suite des opérations

Les pièces, découpées, sont laissées en place pour le séchage, facilité par l'utilisation de petits sacs emplis de sable.
Il faut les changer chaque jour de place, afin qu'ils ne laissent pas de traces sur l'argile encore malléable. Un tour de garde est mis en place et les bénévoles se relaient autour de la "Vierge au Manteau". 

 
Pourquoi  le thème de la Vierge au Manteau?
L'abbaye de Pontigny, où ont lieu chaque année les Automnales-renferme une statue de Vierge au Manteau, qui a fait l'objet d'une conférence cet été. Le thème a donc été adopté par Les Ateliers de l'Orangerie et une déclinaison libre envisagée. C'est ainsi qu'une Vierge au Manteau en raku et une autre en ferraille ont été exposées, à côté d'oeuvres picturales et de sculptures d'inspiration plus classiques, dont nous reparlerons.
 
 


Au bout d'une quinzaine de jours, les pièces sont sèches et peuvent être transportées pour une première cuisson : le biscuitage.
Toute l'équipe pousse un "ouf" de soulagement et dit : "le plus dur est fait". Notre mentor sourit. Il sait ce qui nous attend encore!!!

La bataille des couleurs
Tout le monde se précipite sur ses crayons, ses tubes de peinture ou son ordi suivant ses préférences pour créér la plus belle des maquettes et la défendre avec vigueur au cours d'une réunion enthousiaste. Les partisans de camaieux de bruns et beige défendent les bruns et beige, les puristes veulent une Vierge au Manteau sur fond bleu, les amoureux de vitraux ne l'imaginent que dans des tons forts, bref c'est un beau tohu-bohu... Le chef d'orchestre tranchera :couleurs vives. 
La maquette adoptée subira encore des évolutions de détail en cours de réalisation. Une oeuvre collective est une entreprise en mouvement perpétuel...

(A suivre..)
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Voici l'histoire d'un panneau mural réalisé en groupe sur le thème de la "Vierge au Manteau"et présenté aux Automnales de Pontigny, exposition dont nous reparlerons prochainement.
De la maquette à la réalisation finale, cinq mois de travail, beaucoup d'angoisse, beaucoup de travail physique, beaucoup d'enrichissements.
Le "mural", comme disent les anglo-saxons, toujours concis dans leurs expressions, mesure 1m50 sur 0.90m, pèse une quarantaine de kilos, et comporte plus de 70 pièces. Nous sommes très fiers du bébé.

   
   

Différentes phases de réalisation
Elles ont été comparables à celles décrites dans nos articles "quand le raku grimpe aux murs", tout au moins jusqu'à la cuisson de la pièce.
- Préparation de la plaque et lissage
- décalque du motif à la poudre de charbon de bois sur papier troué le long des lignes de la maquette (poncif)
- finition du dessin

   
   

Cette première étape terminée, il fallut passer au relief de la pièce :
- visage et couronne
- bord du manteau et motifs
- mains
- moines figurant au bas du manteau

   
 
           vue d'ensemble             détail des reliefs 

Vint ensuite la découpe des pièces le long des lignes tracées. Les pièces, soigneusement numérotées, furent remises en place pour un séchage d'une quinzaine de jours.
( détail du séchage dans le prochain article)

 

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Notre panneau est pret à être biscuité. Comment le décorer???

La théorie
 Le décor d'un "mural" peut être réalisé avec n'importe quelle technique (sauf bien sûr si le panneau est posé en extérieur)

La pratique
Pas de problème pour le biscuitage des pièces. Quand elles sont bien sèches, elles passent l'épreuve sans aucun problème, à condition que les collages des reliefs aient été faits avec minutie, surtout si le panneau est destiné à une seconde cuisson en four raku.
Puis viennent les affres du choix des couleurs. Un panneau mural est beaucoup plus proche d'un tableau que d'une pièce céramique. Il faut réfléchir au fond (clair ou foncé), à l'opposition de tons motif/fond, à l'unité du motif...Personnellement, j'ai posé mon panneau biscuité sur une table, dans ma cuisine, et j'ai pesé le pour et le contre une bonne semaine, en faisant des essais de couleurs céramique sur de petites tuiles.
La semaine suivante, le pélican parlait: il se voyait bien en raku nu, blanc et noir, satiné. Le fond fut donc décidé vert turquoise, car cette couleur se marie bien à notre goût avec le raku nu, et n'est jamais vulgaire.
J'ai finalement décidé de coller le pélican sur un panneau de bois, avec une colle forte pour carrelage. Cette méthode n'est pas trop difficile, mais il faut bien faire son équerrage et travailler assez vite, en commençant par le bas, afin d'avoir le temps de bouger certaines pièces si la nécessité s'en fait sentir.
Bon, bébé est quand même sympa, et j'oublie déjà, comme toutes les mères, les affres de sa naissance.


quatre étapes pour un panneau...
       

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-  dans nos précédents articles, nous avons dessiné notre motif et tracé les lignes de découpe des différentes pièces
( premier article).
- Ensuite, nous avons reporté le motif sur une plaque d'argile, établi les reliefs et découpé (second article).
Il faut maintenant procéder au séchage du panneau.

La théorie
Recouvrez votre panneau de journaux et laissez sécher lentement en plaçant des objets assez lourds sur les morceaux. A consistance du cuir, gravez des numeros à l'envers des pièces et reportez ces numéros sur votre dessin grandeur nature.

La pratique
Quand vous travaillez des plaques, le séchage est le point délicat car les plaques ont toujours tendance à se soulever dans les angles. Le séchage d'une dizaine de morceaux n'était donc pas sans me préoccuper.

***Premier principe: essayer de faire sécher le dessus et le dessous uniformément.
Pour celà, j'ai imaginé le sandwich suivant : une couche de journaux, une couche d'argile (panneau), une couche de journaux, des livres pas trop lourds posés ça et là, aux angles des pièces. Les poids ne doivent pas être trop importants au départ car autrement ils laissent des traces en creux dans la plaque.

***Il faut toucher le moins possible aux pièces, et jamais avant la consistance du cuir. A ce moment, avec beaucoup de précaution, les retourner une à une pour graver un numéro sur le verso (même numéro sur le dessin grandeur nature).
On retourne les morceaux à nouveau pour reconstituer le puzzle. Les journaux, devenus humides, sont changés et des poids (livres, petits sacs de sable etc) placés à nouveau sur les pièces, à des endroits différents.

***Il ne faut jamais dissocier les morceaux après cette opération. Tout laisser ensemble.



Quand le séchage est bien avancé, on peut enlever le pourtour qui servait juste de cale et placer des tasseaux sur la table, tout autour du futur panneau, afin que l'ensemble soit bien d'équerre. Changer tous les jours les journaux et modifiez l'emplacement des poids.

***J'ai laissé mon pélican sécher deux semaines avant de procéder à l'assemblage des deux parties : sur une table, j'ai placé le dessin grandeur nature, puis les pièces une à une, en m'aidant des numéros. Les parties A et B se sont gentiment retrouvées. Le panneau était pret pour la cuisson



 

 


Etapes suivantes : le biscuitage et l'émaillage (à suivre)
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