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ce blog se propose de donner quelques conseils à ceux qui souhaitent aborder l'art de la terre, autrement dit la céramique. Lien avec "modelagefacile", donnant des exercices pratiques avec photos et "rakou.lyonne-blog.com", notre calendrier céramique pour l'Yonne.
L'aventure a commencévoici trois mois, lorsqu'un panneau mural en relief m'est tombé sous les yeux, au hasard d'internet. Une révélation. En une seconde, je décidai de partir moi aussi à la
conquête des murs, et faire grand, à partir de pièces de taille modeste....
Il m'a semblé interessant de vous faire partager mes aventures, car la pratique, là aussi, s'est révélée nettement plus délicate que la
théorie!!!!!!!!!!!!
Théorie : "Un panneau mural, rien de plus simple!
Choissez un motif, cadrez-le, agrandissez-le au format définitif de votre panneau et découpez-le en plusieurs pièces, y compris le fond"
Pratique
: Un dessin de pélicanm'ayant séduite par la pureté de ses lignes, je décidai
d'en faire le héros de mon premier chef-d'oeuvre -car je ne doutai nullement de la qualité future de mes
projets.
Je cadrai mon modèle et le découpai en trois morceaux, sur le champ
: la tête, le corps avec l'aile, le bas, et je m'aperçus aussitôt que les lignes de découpe prévues comportaient trop d'angles aigus(Chacun sait en effet que l'angle aigu a une facheuse tendance à se briser, surtout en
cuisson raku). Il fallut ruser afin d'obtenir une découpe acceptable.
Bon. Le plus dur est fait, pensai-je.....
Et bien non. Le plus dur, voyez-vous, fut de
découper le fond.
Je passai des heures à imaginer différentes combinaisons: lignes horizontales, verticales, obliques, sinueuses, irrégulières ou rectilignes...Les questions se pressaient dans ma tête: devais-je
imaginer des morceaux de grandeur quasi identique ou alterner grandes et petites découpes....devais-je rayonner?
Y avait-il des contraintes techniques que j'ignorais?
...lignes horizontales ou verticales? that is the question...
En faisant mes courses, en me lavant les dents, en passant l'aspirateur j'arborais une mine lointaine et préoccupée qui laissait mes proches perplexes. En fait, ni la grippe de
mon chéri, ni ma molaire capricieuse n'étaient en cause. Seules, les découpes de mon pélican m'occupaient l'esprit.... Et puis, un beau matin, je m'éveillai légère. Mon projet était pret. Il
n'y avait plus qu'à passer à l'étape deux. (à suivre)